Le Carré Climatique, une initiative éco-responsable signée J’DEA
Le Carré Climatique, conçu par le réseau de jardineries J’DEA, propose un ensemble de bonnes pratiques pour jardiner en harmonie avec la nature. Découvrez-les !
100 % biodégradable, non-polluant, doux pour l’environnement et votre porte-monnaie, le savon de Marseille a de multiples vertus et utilités !
C’est un indispensable à avoir chez soi…mais encore faut-il être vigilant lors de son achat !
L’appellation Savon de Marseille ne bénéficie d’aucune protection juridique ou d’appellation protégée.
Tout le monde peut faire du savon de Marseille, en utilisant des milliers d’ingrédients et des procédés de fabrication divers.
En réalité, il n’y a pas de composition exacte officielle. Ce qui définit le savon de Marseille est son procédé de fabrication qu’un artisan se doit de suivre à la lettre.
Les règles de fabrication du « vrai » savon de Marseille ont été rédigées pour la première fois en octobre 1688, dans un édit (appelé l’édit de Colbert) fixé par Louis XIV.
Sa fabrication doit suivre un procédé discontinu, au cours duquel on cuit la pâte dans des chaudrons pendant plusieurs jours.
Jadis, les savons de Marseille se composaient d’huile d’olive, d’eau sous forme d’humidité résiduelle, de légères traces de sel et de soude. Uniquement des produits locaux et c’est tout ! Les olives étaient récoltées dans la région. Quant à la soude, elle était obtenue à partir des cendres provenant de la combustion de plantes du littoral méditerranéen.
Cet édit dressait la liste précise des ingrédients qui entrent dans la composition du savon de Marseille.
« On pourra se servir de soude ou de cendre, d’aucune graisse, beurre ou autre matière, mais seulement des olives d’huiles pures et sans mélange de graisse, sous peine de confiscation des marchandises ».
Ce texte précise également que la savon doit être cuit « à la perfection », qu’il est interdit d’en produire entre juin et septembre et que l’huile d’olive ne doit pas être récoltée après mai.
Quiconque enfreignait la loi risquait de se faire passer un sacré savon !
Un décret napoléonien compléta ce texte en 1812 en fixant la zone géographique dans laquelle il était possible de fabriquer le savon de Marseille.
A la fin du 17 ème siècle, Marseille comptait 7 fabriques d’où sortaient 2000 tonnes de savon par an. Un siècle plus tard, 49 savonneries produisaient 76 000 tonnes. On utilisait principalement le savon de Marseille pour laver le linge et le sol.
Tout d’abord, on verse de la soude dans un grand chaudron. Puis, on y ajoute l’huile végétale. On lance alors la cuisson.
Sous l’effet de la chaleur, les molécules qui composent l’huile et la soude se séparent et se re-combinent les unes avec les autres. Après quelques heures de chauffe, on obtient un mélange de savon et de glycérine ainsi qu’un peu de soude. On élimine la soude et on remet le mélange sur le feu pendant 10 jours et 10 nuits à 120°C.
Au bout de 10 jours, le savonnier teste la pâte. Si le résultat est satisfaisant, cette dernière est coulée dans de grands moules appelés des « mises ». Au bout de 4 jours de séchage, on démoule les mises pour découper la pâte durcie (devenue alors du savon dur) : d’abord en pain de 35 kg puis en carré de 600 ou 200 g.
De nos jours, il est très difficile de trouver un produit qui respecte à la fois la méthode de fabrication traditionnelle et la liste originelle des ingrédients !
Comme l’huile d’olive coûte cher, de très nombreux savons de Marseille contiennent malheureusement de l’huile de palme (ils sont alors beiges ou blancs) ou des graisses animales issues des abattoirs.
Pour faire un achat responsable, lisez bien les étiquettes et faites très attention à la composition.
L’authentique savon de Marseille, le fameux cube, est composé de 72 % d’huile végétale produite à partir d’olives (sodium olivate), de soude, un peu d’eau et de sel.
Vous devez donc voir dans la composition :
L’ingrédient bonus « acceptable » : sodium cocoate (huile à base de chair de noix de coco).
Plus la liste des ingrédients est courte, mieux c’est !
Il ne doit contenir ni colorant, ni conservateur, ni parfum et son emballage est réduit au strict minimum.
Le 72 % doit apparaître sur toutes les faces du cube avec le nom de la savonnerie.
Le savon fait à base d’huile d’olive est vert ou brun. S’il est beige, blanc ou jaune clair…méfiez-vous.
Aujourd’hui, seules quelques savonneries travaillent encore dans les règles de l’art. Elles se trouvent près de Marseille ou de Salon de Provence là où le savon de Marseille est fabriqué depuis plus de 700 ans.
Si vous avez l’opportunité de vous rendre dans une, vous verrez peut-être le chaudron et assisterez peut-être à la coulée ou à la coupe du savon.
Dans la composition, si vous lisez sodium tallowate, passez votre chemin : il s’agit là de graisse animale. Ces savons ont fabriqués à base de suif, c’est-à-dire des restes d’équarrissage issus de boeuf, de mouton ou de porc.
En aucun cas un savon de Marseille ne doit contenir de graisses animales. Surtout quand on ne peut utiliser que du végétal !
80 % des savons de Marseille contiennent du sodium palmate soit de l’huile de Palme. La production d’huile de Palme détruit massivement les forêts tropicales, de nombreuses espèces animales comme les bonobos, les rhinocéros et est responsable de l’expropriation de populations locales…A éviter absolument !
D’autres, (même composés d’huiles végétales) contiennent du Tetrasodium EDTA. Cet ingrédient chimique est irritant pour la peau et les voies respiratoires. Il n’a rien à faire dans un savon de Marseille authentique.
Enfin, évitez les parfums, colorants, stabilisants, antioxydants et conservateurs en tous genres.
Avec le retour du naturel, de l’authentique et de l’économie circulaire, le savon de Marseille, cantonné pendant des années aux tâches domestiques, fait son entrée dans la salle de bain, la cuisine et le jardin. S’il respecte tous les critères, le savon de Marseille est une véritable merveille. Avec lui vous pouvez :
Le must : il est très économique ! Par exemple, un savon de 400 g (environ 3 €) permet de faire près de 20 litres de lessive ou de se laver pendant plusieurs mois. Un argument renforcé par le fait que le savon de Marseille se conserve très bien !
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Philippe says:
Le savon de Marseille est souverain pour dégraisser les meubles et appareils présents dans la cuisine.
mimosa says:
Bonjour, merci pour votre article;
Que pensez vous de traiter avec du savon NOIR liquide ?…
Bonne journée au jardin
Savez-vous Plantez Chez Nous says:
Il est effectivement possible d’utiliser du savon noir liquide au jardin. Il est efficace contre les pucerons, les cochenilles, les araignées rouges, les aleurodes, les psylles, les thrips…
Mais, tout comme le savon de Marseille, soyez très attentif à sa composition : privilégiez les fabrications à base d’huile d’olive, comme celles de Marius Fabre.
Bonne journée et bon jardinage !
Bernadette Marty says:
Merci pour cet article clair et instructif.
Je voudrais utiliser ces produits sains et oubliés, mais j’avoue que je ne trouve guère le temps de chercher les bonnes infos pour ne pas acheter des faux produits naturels.
Voilà, vous l’avez fait pour moi ?
Savez-vous Plantez Chez Nous says:
Merci Bernadette. Nous sommes contents de savoir que cet article vous aide. N’hésitez pas à tester le « vrai » savon de Marseille qui est un produit totalement sain et sans impact sur l’environnement.